ET SI LA TERRE NE SE RECHAUFFAIT PAS… AUJOURD'HUI... A CAUSE DE NOUS…

Publié le par Ego

Il ne s’agit pas dans cet article de nier l’existence d'un impact de l’activité humaine sur l’environnement et en particulier sur le réchauffement climatique à moyen terme, mais d’essayer de comprendre pourquoi la présence de preuves démontrant ce réchauffement, dès aujourd’hui, semble faire l’unanimité, alors que le monde scientifique est loin de parler d’une seule voix sur la question (Cf. les récents travaux, polémiques, de C. Allègre notamment*).

 

 

La théorie des stakeholders nous enseigne que tout phénomène humain est le résultat de l'action individuelle des parties prenantes en présence, cherchant à défendre leurs intérêts propres.

Cette théorie devrait nous permettre de cerner pourquoi les différents acteurs concernés ont tout intérêt à relayer uniquement le message le plus catastrophiste. 

 

- Les scientifiques / chercheurs : La recherche est un monde difficile, le manque de financement, la difficulté de faire connaître ses travaux, sont autant de paramètres qui pèsent lourdement sur les chercheurs. Dans ce contexte un message alarmant permet d’attirer l’attention sur ses travaux, et ainsi, d’obtenir des financements de l’Etat pour prolonger ses recherches. Il permet par ailleurs d’appâter le secteur privé qui veut s’impliquer dans cette lutte et est donc prêt à investir des sommes très importantes.    

 

- Les médias : Combien d’émissions de télé, de journaux, de débats radiophoniques, ont pour sujet les risques du réchauffement de la Terre  ? Dérèglement climatique, montées des eaux, multiplication des catastrophes naturelles, etc. sont autant de thèmes chocs qui agissent sur le caractère anxiogène de la population. A la manière des reportages de Charles Villeneuve, les informations relayées suscitent l’intérêt et permettent d’augmenter les parts d’audience.

 

- Les entreprises : Pendant longtemps les actions en faveur de l’environnement n'étaient comprises qu'en termes de coûts pour les entreprises. Or depuis peu, il apparaît clairement que la tendance s'est inversée et que le développement durable fait figure d’investissement en communication pour ces firmes. Pour s’en convaincre il suffit de voir toutes les publicités qui ont pour thème l’environnement. On peut légitimement se demander si une telle communication n’a pas pour but essentiel une valorisation de son image et donc une capitalisation sur sa marque.

Par ailleurs, le respect de l’environnement peut constituer un véritable avantage concurrentiel pour l’entreprise. Il est probable que d’ici peu de temps, des labels relatifs à des niveaux maximums d’émission de gaz à effet de serre (lors de la production des biens vendus) se multiplient. Ces labels permettant aux firmes de se différencier de leurs concurrents et donc d’attirer les consommateurs. L’avantage joue alors à plein dans un contexte de concurrence internationale, où les entreprises des pays en développement ne peuvent satisfaire à ce type de conditions pour des raisons de coût.  

- Les politiques : Comme je le mentionnais dans un précédent article (13/12/2006), les politiques ont tout intérêt à faire porter les débats sur un sujet qui ne les engage que peu et donc à attirer l’attention sur le réchauffement climatique, quitte à exagérer la situation actuelle. Voilà pourquoi l’écologie est devenu un thème central de la campagne pour les présidentielles en France.  

 

Encore une fois je ne veux pas remettre en cause le réchauffement de la planète, mais essayer de prendre la mesure réelle de la situation, afin d'optimiser nos actions. En effet la menace, en déformant la réalité, est qu'une telle communication faussée ait un effet parfaitement contre-productif sur la population, qui risque à terme de se désengager du problème.

 

*Vous pouvez en cliquant ici retrouver le fameux article de C. Allègre qui a suscité bien des débats depuis, et qui a le mérite de se poser à contre-courant de la pensée collective.

Pour tous les sceptiques je tiens à rappeler qu’Allègre est un Géologue émérite, qui s’intéresse depuis longtemps aux problèmes écologiques et qu’il a, entre autre, publié dès 1990 un ouvrage intitulé Economiser la planète (Fayard).

Publié dans Ecologie

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Christian Harel 27/03/2007 15:02

Théorie intéressante.Pour répondre à votre question, le seul point important est de savoir si les scientifiques sont honnêtes ou non.Ensuite, que les médias, les entreprises ou les politiques déforment les propos des scientifiques est un autre problème.C\\\'est une question à laquelle répond d\\\'une manière très intéressante le site suivant: www.manicore.com. C\\\'est le site de Jean-Marc Jancovici, spécialiste énergie et climat de l\\\'équipe de Nicolas Hulot. Je pense que c\\\'est l\\\'une des personnes en France qui doit le mieux connaitre le sujet. Et son site est clair et agréable à lire.PS: Claude Allègre n\\\'a jamais produit de travaux scientifiques sur le sujet du climat. Il ne fait que donner son avis, qui est contraire aux résultats produits par des travaux scientifiques.

alexandre cessateur 08/01/2007 08:01

Remonté de poisson tropicaux, ponte des mérous en méditerranée française, ponte des huitre en Bretagne et Normandie, les signes biologique montrent une migration des espèces aquatiques tropical vers le nord

^(@._.@)^Gérard 07/01/2007 11:50

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Il suffit de regarder les cartes postales du Kilimandjaro (sans parler des 50 ans de clichés satellites) pour se faire une idée certaine. Il est vrai que la déforestation de la quasi totalité de la planète  a commencée avec la domestication du feu et l'apparition de l'agriculture, mais l'ère industrielle et l'énergie fossile (charbon, pétrole, gaz) grand producteurs de gaz à effet de serre, ont grandement acccéléré le déséquilibre.   Il est étonnant que beaucoup découvrent ce problème environnemental, alors que certains le dénoncent incessament depuis plus de trent ans. ^(@._.@)^ ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: .

E.M. 29/12/2006 19:09

Une énorme plate-forme glacée s'est violemment séparée de l'île d'Ellesmere, dans l'Arctique canadien, ont indiqué vendredi des chercheurs canadiens qui y voient un autre symptôme du réchauffement de la planète.
La masse de glace d'une surface de 66 km2 s'est détachée d'un seul coup de l'île d'Ellesmere, énorme bande de terre située dans l'Arctique canadien et voisine du Groenland.

Le phénomène qui s'est produit en août 2005 avait émis une telle énergie qu'il a été détecté par des appareils sismologiques canadiens situés à 250 kilomètres de là. Mais personne à l'époque n'était parvenu à identifier ce qui s'était réellement passé.

Le service canadien des glaces était alors entré en contact avec le géographe Luke Copland de l'Université d'Ottawa qui a reconstitué le fil des événements en combinant les données sismiques et des images satellites fournies par le Canada et les Etats-Unis.

"Il s'agit de la plus grande perte en 25 ans, mais elle poursuit les pertes amorcées au cours du siècle précédent", a-t-il déclaré vendredi à l'AFP, précisant que le couvert glacier avait réduit de 90% depuis la découverte de cette zone en 1906.

"Ça s'est produit de manière soudaine, en une heure. Par le passé, nous observions des pertes progressives du couvert glacier, au jour le jour, mais aujourd'hui il semble que lorsque vous atteignez un certain point, une plate-forme de glace peut se séparer d'un seul coup", a-t-il précisé.

Stan 25/12/2006 12:35

Bien vu !