LA FRANCE : 2ème PRINCIPALE DESTINATION EUROPEENNE DES INVESTISSEMENTS ETRANGERS…

Publié le par Ego

On entend souvent que, dans un contexte de mondialisation, la France ne parvient pas à attirer les investisseurs et qu’elle n’est pas compétitive sur la scène internationale

Est-ce vrai ?

 

Justement, une étude réalisée en 2006 par le cabinet Ernst & Young permet de remettre les pendules à l’heure (française) !

 

 

 

 

 

En synthèse, voici les principaux résultats de cette étude sur l’attractivité de la France en 2005 :

 

 

Côtés positifs :

- La France occupe en Europe la deuxième place en matière de captation des investissements directs étrangers (IDE) avec 17,5% d’entre eux contre 18,2% pour le numéro un britannique. Mieux, elle attire plus d’IDE que l’année d’auparavant alors que le Royaume-Uni en attire moins. Les deux pays se placent largement devant leurs challengers puisque l’Allemagne (en troisième position) n’attire que 5,9% des IDE.

 

- La France est le deuxième pays d’accueil de centres de R&D et de sites de production derrière le Royaume-Uni.

 

- Avec 20497 emplois créés sur le territoire par des firmes étrangères en 2005, la France arrive en troisième position, derrière la Pologne , puis le Royaume-Uni. 

 

- Par rapport à 2005, le baromètre 2006 qui mesure l’évolution de la perception de l’attractivité de la France par des dirigeants internationaux a progressé de 14 points pour atteindre 36% d’opinions positives.

Côtés négatifs :

- Le nombre d’emplois créés par projet est très modeste dans l’hexagone : 42, contre un moyenne européenne de 95.

 

- La France a une image nettement moins bonne que celle du Royaume-Uni ou de l’Allemagne pour les investisseurs étrangers : Sur les 18 critères de localisation sélectionnés, à l’exception de la qualité de vie, la France n’est jamais citée en première position par les décideurs interrogés. Le Royaume-Uni (11/18) et l’Allemagne (6/18) se partagent les premières places. 

 

- Les lourdeurs historiques de notre pays son jugées très handicapantes : charges sociales, rigidité du droit du travail, conflits sociaux… tandis que nos atouts nous confèrent de moins en moins d’avantages : niveau de qualification, qualité des infrastructures…  

 

La situation est donc plutôt paradoxale : la France attire énormément d’IDE, alors que son image est dans l’ensemble assez négative.

Ceci s’explique essentiellement par sa position géostratégique clé, qui confère à toute entreprise qui s’y implante un avantage concurrentiel décisif par rapport à ses challengers européens. 

 

 

Il semble en effet que notre beau pays, placé à un carrefour entre Nord, Sud, Est et Ouest, dispose d’un avantage inné par rapport à d’autres territoires européens. 

 

 La question est alors de savoir ce qu’on fait de cet atout :

- Soit nous considérons que le poids de cet avantage va se maintenir face aux inconvénients dénoncés par les investisseurs internationaux et nous n’avons pas besoin de rivaliser en matière de fiscalité avec les autres pays européens.

- Soit nous considérons que cet avantage est fragile et qu’il est intéressant de capitaliser sur d’autres atouts pour attirer beaucoup plus d’investissements et créer davantage d’emplois.

 

 

De manière plus pragmatique : où placer le curseur entre ces deux options ?

 

Que les politiques répondent…

 

 

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Ego 27/02/2007 19:45

@ Clément T, l'étude ne dit pas que l'essentiel des projets d'invrestissements concernent la R& D ! Elle précise même que la France est leader en matière de captation des investissements concernant les activités de logistique et également pour celles de production...
@ Jesrad, c'est vrai ! Mais ce rapport a-t-il un sens ? Et ce d'autant plus dans une économie européenne ouverte... Une entreprise qui s'implante en France c'est un gain net en terme de richesse et d'emplois ! Par contre ça signifie effectivement que la taille du marché d'accueil joue un rôle essentiel dans le choix de localisation des investisseurs. 
Ego

Jesrad 27/02/2007 18:29

Il ne faut pas oublier une chose: quand on rapporte la taille absolue des investissements étrangers à celle de l'économie du pays concerné, la France n'est plus que 7ème (la Belgique fait mieux que nous).

Bref, c'est moins brillant qu'il n'y paraît.

noemie 27/02/2007 14:16

très intéressant ! pourquoi est-ce qu'on arrête pas de nous dire que rien ne va en france ? Qui gagne à nous dépeindre une situation toujours catastrophique ?
 

truc 27/02/2007 10:08

@ Clément T   parfaitement d'accord avec toi
@ J-N    : Attention car à ce petit jeu sommes nous les meilleurs ? j'en doute il sufffit de voir la tension acuelle entre la communauté européenne et la Suisse qui utilise le dumping sur les taxes, sur les charges sociales  ET sa position strategique au sein de l'europe (quelquesoit, communautaire, historisque, etc) pour attirer les entreprises.

Clément T 26/02/2007 20:56

personnelement, j'opterai pour la deuxième solution puisque comme vous l'avez dit , l'essentiel des projets se concentrent sur la R&D, or , c'est un secteur où la position géostratégique est relativement plus faivble que dans les autres secteurs. Dans la logique, il faudrait donc tout faire pour favoriser ce secteur qui est une part importante de notre avenir et de nos futurs emplois .