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Immigration

Vendredi 23 décembre 2005

Je sais ce que vous vous dites : "Qu'est-ce que c'est que cette provocation ?"

Et bien non ! Détrompez-vous, c'est ce que nous apprend un rapport tout ce qui a de plus sérieux ,commandé  par le Commissariat au Plan (oui ça existe encore !).

Alors attention, le rapport qui reste confidentiel (vous n'allez pas tarder à comprendre pourquoi !) s'avère quelque peu dérangeant et notamment pour mon très cher Sarkozy, ardent défenseur de "l'immigration choisie".

Réalisé par le groupe Kazan, il entre en perspective d'une consultation générale sur les effets du villiessement de la poplulation française et sur les moyens de les contrer.

La conclusion est sans appel : "les flux migratoires devraient être multipliés par près de deux pour réduire le fardeau du vieillissement démographique ". La part des immigrés dans la population totale passerait alors de 7,3 % en 2000 à 7,8 % en 2010 et 11,6 % en 2040.

Les quotas seraient-ils une solution envisageable pour contenir ce besoin de main d'oeuvre ? Non répondent les experts car d'une part le procédé est jugé "difficilement compatible avec les droits fondamentaux" , et d'autre part les quotas pèseraient sur les besoins de l'économie en rigidifiant l'apport de main d'oeuvre. Car les emplois qui requierent des travailleurs non-qualifiés sont également concernés. Par aileurs ce rapport préconise que les emplois jusqu'alors réservés aux nationaux soient ouverts aux immigrés.

On comprend que le groupe Kazan ait semé le trouble chez une bonne partie  de la classe politique, dans la mesure où le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va à l'encontre d'un bon nombre d'idées reçues !

 Au nom de tous les Français qui pensent comme moi, je souhaite LA BIENVENUE AUX FUTURS IMMIGRES ! 

 

Les chiffres cités dans cet article me viennent d'un article paru dans Les Echos du 14 décembre 2005, quotidien qui prétend détenir en sa possession le-dit document.

Par Ego
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Lundi 19 mars 2007
               
Invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1 présenté par Elkabbach hier soir (le 18/03/07) ce très cher Philippe de Villiers (il rejoint, en ce point encore, J-M. Le Pen), a réitéré ses déclarations en faveur d’une immigration zéro, comprenez : aucun nouvel immigré en France. Emission en écoute ici.
    
Au-delà de la question de l’illégitimité absolue d’une telle mesure, sans parler non plus de son coût et de l’impossibilité de la mettre en place, je me suis intéressé à la signification profonde du propos.
     
Il s’agit de comprendre ce que sont les flux migratoires entrants en France
      
    
En 2004, l’INED a comptabilisé 210.076 nouveaux migrants, comment ce chiffre se décompose-t-il ?
   
- Travailleurs : 21.588
- Etudiants : 43.323
- Famille d’étrangers : 26.065
- Famille de Français : 54.791
- Mineur : 19.330
- Autres : 44.979
        Source l’INED
    
   
Regroupement familial ou immigration familiale ?
      
Première remarque, beaucoup de politiciens qui instrumentalisent l’immigration font un amalgame (volontaire ou inconscient) entre regroupement familiale et immigration familiale : Le regroupement familiale concerne la migration d'étrangers (enfants, conjoint et (ou) ascendant) venus rejoindre une famille étrangère en France. Dans notre liste il s’agit de la ligne Famille d’étrangers. L’immigration familiale concerne l'ensemble des mouvements migratoires familiaux d'étrangers, aussi bien vers une famille étrangère que vers une famille de Français. Il s’agit de la somme des lignes Famille d’étrangers + Famille de Français + Mineurs.
     
Voilà ce qu’on peut par exemple trouver dans un article du Figaro (propos également tenus pas M. Sarkozy à plusieurs reprises) : « Chaque année, plus de 80% des titres de séjour sont délivrés à des étrangers à la suite d'un mariage ou d'un rapprochement familial alors que moins de 5% sont fondés sur un contrat de travail ».
    
D’une part ces chiffres sont suspects au regard des données officielles de l’INED : selon l’institut, l’immigration familiale concernerait 50% des immigrés et l’immigration de travailleurs en concernerait plutôt 10%. D’autre part la phrase est ambiguë, puisque le journaliste utilise le terme de rapprochement familial qui n’a pas de définition statistique officielle.
    
Finalement on ne sait pas vraiment ce qui est mesuré. Une chose est sûre, le regroupement familial ne représente pas plus de 20% des délivrances de carte de séjour en France et gonfler ce chiffre en jouant la confusion avec l'immigration familiale est déplorable, car le sens est tout à fait différent.
    
   
La question de l’immigration zéro
    
Ayant fait ce bref rappel sémantique, intéressons-nous maintenant au concept d’immigration zéro. Aucun nouvel entrant sur le territoire français signifie :
- Aucun nouveau travailleur étranger en France !
- Aucun nouvel étudiant étranger en France : Quiconque a eu la chance de faire des études supérieures sait à quel point le rayonnement intellectuel français est lié à notre propension à attirer des étudiants étrangers. Et qu’il est par ailleurs très enrichissant d’avoir des camarades de promotion d’origines diverses.
- Impossibilité de vivre en France avec une personne de nationalité étrangère même si on est marié : La mesure doit satisfaire Philippe de Villiers, mais n’est-ce pas une atteinte grave à notre liberté ? Conséquence implicite : les Français se marient entre Français, ça évite les brassages sanguins.
Impossibilité de faire entrer un mineur étranger en France : Vous vous mariez avec une étrangère, ni elle (nous venons de le voir), ni ses enfants ne peuvent vivre avec vous en France.
       
    
 
Imaginez maintenant que d’autres pays mettent en place des politiques d’immigration symétriques à celles proposées par Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen...
  
      
 
J'ai voulu montrer avec cet article que, bien plus qu'une simple formule ou qu'une idée au milieu d'un programme électoral, le concept d'immigration zéro renvoie à une profonde idéologie et à une certaine image de la France.
     
La question qui se pose est donc de savoir si on se reconnait dans le monde de Philippe de Villiers, monde dans lequel on risque de porter, sans cesse, atteinte à nos libertés...
      
  
  
              
Par Ego
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Mercredi 28 mars 2007
      

   
La collection printemps-été 2007 sera tricolore
Quant au tube de l’été, ne cherchez- plus il s’agit de la Marseillaise
      

Les polémiques actuelles sur l’identité française me paraissent assez futiles, car personne ne pose la question suivante :

Doit-on respecter les valeurs françaises pour vivre en France ?

       
   
         
        
 

Pour répondre à cette question, il faut d’abord savoir s’il existe des valeurs françaises. C'est-à-dire des valeurs qui seraient communes à tous les français.
     

C’est possible, mais je crois qu’il s’agit d’un présupposé et non pas d’un fait indiscutable.

       

Néanmoins, pour pouvoir répondre à notre question, posons cette hypothèse : tous les Français sont unis par des  valeurs communes.

   

    
 
Faut-il imposer aux immigrés d’adopter les valeurs françaises ?
  

Ce que j’ai toujours aimé en économie c’est que l’homo economicus, n’a ni identité, ni sexe, ni valeur. Il a des préférences (travail ou loisir, consommation ou épargne, bien A ou bien B, etc.) et ça suffit ! 

       

On ne peut pas demander à un immigré de vivre selon un certain modèle (en l’occurrence celui du « Français de souche » parce que la liberté est un droit de chacun sur le territoire français.

     

Et contrairement à ce que certains diront, la liberté n’est pas du domaine de la valeur mais de celui de la loi.

        

Et c’est ici qu’est fait un amalgame déplorable : j’ai le droit de ne pas parler le Français, de ne pas aimer le drapeau français, également celui de ne pas chanter la Marseillaise, par contre il m’est interdit de transgresser les codes civil et pénal.

      

L’unique devoir que l’on a, lorsqu’on vit sur le territoire français, devoir qui concerne chacun y compris les non immigrés, est de respecter la loi.

      
    

Or, il y a malhonnêteté lorsqu’un candidat utilise des symboles du domaine de la loi pour stigmatiser les immigrés en faisant croire, que l’immigration est liée à la question de la valeur ou de la morale.

       

Par exemple, prenons un thème qui revient souvent, celui de la polygamie :

Elle a toujours été légalement interdite en France, nul besoin de revenir sur cette question, si ce n’est pour mieux faire respecter la loi.

 

On est bien ici dans le domaine du légal et non dans le domaine du moral, puisqu’il existe des personnes en France qui font ménage à trois, sans être inquiétées légalement : elles ne sont pas mariées et mènent donc leur vie comme bon leur semble puisqu’elles ne transgressent aucune loi.

      

On comprend donc que ce qui n’est pas puni légalement est du ressort du libre arbitre de chacun.

    

   

Un autre exemple : je peux vivre en Chine et ne pas apprendre le Chinois, si je considère que ce n’est pas nécessaire pour moi. De quel droit un gouvernement exigerait-il de moi que j’apprenne la langue nationale ?

     

   

          
        
      
   

En conclusion, même s’il existait des valeurs françaises (ce qui est fortement contestable) on peut parfaitement vivre en France, sans respecter ces valeurs.

     

La condition de résidence en France porte uniquement sur le respect des lois françaises. Et cette condition s’adresse à n’importe quelle personne habitant sur le territoire.

           
    

Méfions-nous quand un candidat utilise la morale pour justifier une mesure ou une politique ! Or, c’est exactement ce que fait Nicolas Sarkozy avec son Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale.

     

   

      
Par Ego
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