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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 13:49
Et oui, vous l'aviez remarqué : plus d'activité sur le site Egocognito depuis presque une année ! Le temps passe vite...

Après des services que j'ai espérés bons et loyaux, je me lance dans un nouveau projet : http://impertinence-mediatique.blogspot.com/

L'économie ne sera plus le sujet central de mon propos, je me recentre sur l'actualité au sens large ! Toujours avec un regard que je souhaite décalé et impertinent !


J'espère donc vous retrouver nombreux sur http://impertinence-mediatique.blogspot.com/...



Par Ego - Publié dans : Autre - Communauté : Economie & Actualité
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 15:15
double-fumee.jpg

« Il faut sauver notre planète ! ». Une fois ce constat fait, reste à définir quelles mesures pourraient concrètement permettre aux hommes de ne pas sacrifier les générations futures. Parmi les solutions envisagées, l’utilisation des biocarburants semble être un excellent moyen pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre… sauf que…







N-Otto.JPG
Petit rappel

Les moteurs fonctionnant grâce aux carburants d’origine végétale sont aussi vieux que l’industrie automobile elle-même. Le premier moteur à explosion développé Nikolaus Otto en 1876 utilisait, en effet, déjà de l’éthanol. Cependant le pétrole devenant bon marché au cours du 20ème siècle, et surtout moins instable que l’éthanol (volatilité moindre), ce premier combustible fut rapidement abandonné. Il faudra attendre les deux chocs pétrolier de 1973 et 1979, pour que l’engouement pour les biocarburants reprenne. C’est à ce moment que des progrès techniques considérables dans le domaine, incitèrent le Brésil à se lancer dans l'aventure de l'énergie verte.



Aujourd’hui le Brésil est le leader incontesté dans cette technologie et l’essence vendue aux pompes brésiliennes contient environ 22% d’éthanol. Grâce à une implication étatique majeure, le pays contribue aujourd’hui, à lui seul, à plus de la moitié de la production mondiale de carburant au bioéthanol. Ce qui en fait un modèle pour beaucoup de pays développés, pour qui la lutte contre le réchauffement climatique est devenu une priorité.

Alors, les biocarburants : solution ultime, rien n’est moins certain !
Intéressons-nous au revers de la médaille



cannelarge.jpg Problèmes soulevés

Déstabilisation des marchés agricoles
Aujourd’hui le développement de l’utilisation des biocarburants crée d’importantes tensions sur les marchés agricoles de premières nécessité. D’une part car les agriculteurs ont tendance à se détourner des cultures céréalières alimentaires pour la culture de plantes bioénergétiques, notamment en raison des importantes subventions versées par l’Etat. D’autre part car il peut y avoir concurrence des utilisations : le maïs est par exemple très utilisé pour la production d’éthanol en Amérique Latine, or dans ces mêmes pays, le maïs est également un aliment de base pour une grande partie de la population (et du bétail). Ainsi depuis quelques années, on constate une forte hausse de la demande de maïs par rapport à l’offre et le prix de la céréale augmente de manière non négligeable. J’en veux pour preuve le niveau atteint récemment par le cours du maïs sur le marché boursier de Chicago (plus haut niveau depuis dix ans).



Impacts négatifs sur l’environnement deforestation.jpg
D’une manière plus surprenante, il semble que l’utilisation des biocarburants, si elle permet effectivement de réduire l’émission de gaz à effet de serre, a des impacts plus contrastés sur l’environnement dans son ensemble.
Premièrement, au brésil toujours, les incitations à la culture de plantes bioénergétiques conduisent de nombreux agriculteurs à brûler des parties importantes de la forêt équatoriale et entraîne, de surcroit, une augmentation considérable de l’utilisation d’engrais fertilisants qui ont de graves impacts sur l’écosystème amazonien.
Deuxièmement, la culture du maïs nécessite de grandes quantités d’eau, tout comme celle des cannes à sucre qui doivent être nettoyées avant d’être exploitables. Quand on connaît la rareté de l'eau douce au niveau mondial, il y a de quoi être inquiet !




Remarquons pour conclure que si l’on souhaitait substituer totalement les biocarburants aux énergies fossiles, nous n’aurions pas assez de notre seule Terre pour en assurer la culture.
Alors, les biocarburants : fausse bonne idée ? Pas forcément, mais sachons rester critique ! Le Brésil nous montre depuis plusieurs années que le problème est beaucoup plus complexe qu'un simple manque d'engagement de l'Etat ou qu'un usage décomplexé du lobbying par les méchantes compagnies pétrolières.



Par Ego - Publié dans : Ecologie - Communauté : Economie & Actualité
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 23:54


fans-de-sarko.JPG

 


Voilà ! Nous avons un nouveau président. Je l'appelerai désormais l'Elu !   


Comme certains l'auront peut-être remarqué, j'ai de moins en moins le temps de publier des articles...


Néanmoins, l'Elu ayant commencé ce quinquennat sur les chapeaux de roues, j'ai bien peur que les gaffes ne s'enchaînent et que le retard que j'accumule ne devienne, bien vite, insurmontable...   

 


Que l'Elu dorme au Fouquet's m'importe peu, qu'il parte en vacances en jet privé me laisse parfaitement indifférent, qu'il se repose sur un magnifique yacht ne m'émeut guère. En fait je suis comme une majorité de Français : que notre président ne soit pas monsieur Tout-le-Monde ne me surprend pas plus que cela m'indispose. Le peuple à besoin de rêver en regardant les puissants ! N'est-ce pas, d'ailleurs, le fantasme de leur ressembler qui contient leur révolte?  

 
<br

Toutefois, pouvons-nous accepter que notre actuel président profite des largesses d'un riche industriel qui réalise une part importante de ses bénéfices grâce aux marchés publics ? La question du conflit d'intérêt se pose et l'Elu s'est mis dans une situation qui devrait l'embarasser. Car on ne peut pas impunément fustiger les patrons voyous (expression que je condamne personnellement) en laissant planer un doute de corruption sur la fonction suprême.   

 


S'il ne s'explique pas clairement sur ce point, une nouvelle ère aura vraiment commencé. Car bien plus grave que le fait lui-même, c'est le devoir d'impartialité républicaine qui s'en verrait remis en question...


   

 


Partout ou il y a de l'Etat et des affaires il y a risque de corruption, non pas à cause de patrons qui seraient des voyous, mais à cause de politiques qui en sont.  
   


  

  

 

Par Ego - Publié dans : Présidentielles 2007 - Communauté : Economie & Actualité
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 15:42
 
   
Parce que je commence à trouver la campagne électorale vraiment longue...
 
Voici un peu de poésie :
 
  • Les images sont issues d'un court métrage de Claude Lelouch daté de 1976 (joyeux anniversaire à mon frère au passage) : C'était un Rendez-vous.
  • La musique est celle des Irlandais de Snow Patrol : Open Your Eyes extraite de leur dernier album Eyes Open.
 
 
  
Bonne promenade à travers les rues de la plus belle ville du monde...

 
Par Ego - Publié dans : Autre - Communauté : Economie & Actualité
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 15:48

carte-electorale.jpg   
On entend beaucoup le parti socialiste réclamer le vote utile (voir et écouter ici) pour assurer sa présence au second tour des élections présidentielles. Au contraire, les différents partis de gauche appellent leurs électeurs à ne pas céder à ces sirènes. 
  
L’un a-t-il davantage raison que les autres ?
  
En fait, la question qui se pose est de savoir s’il existerait un vote raisonnable qui assurerait aux grands partis l’accession au second tour et un vote passionnel, mais risqué, qui pousserait les électeurs des extrêmes à voter dès le premier tour pour leur candidat favori
    

 
 
 
Je crois qu’on a tort de sous-estimer la rationalité des électeurs qui doivent arbitrer entre deux choix :
  • Soit ils votent effectivement pour le gros candidat dont ils s’approchent le plus, même si celui-ci n’incarne pas leurs idées.
  • Soit ils choisissent de voter pour le candidat qui incarne au plus juste leurs valeurs, même s’il savent parfaitement que ce dernier n’a aucune chance d’accéder au second tour.
   
Or contrairement à ce que certains laissent penser, ce deuxième choix n’est pas irrationnel. Voyons pourquoi avec cet exemple chess.jpg
 
Imaginons un électeur sensible aux propositions du parti écologiste de Voynet. Il sait bien que si le parti qu’il soutient parvenait à réaliser un excellent score dès le premier tour, le PS serait contraint, pour s’attirer au second tour les faveurs des sympathisants écologistes, de s’engager sur des propositions concrètes en faveur de l’écologie. D’un autre côté, s’il vote dès le premier tour pour la candidate du PS, rien ne luis assure que les questions qui lui tiennent à cœur feront parties du programme du parti
    
Son choix est donc rationnel, mais totalement indissociable de celui des autres votants, puisque s’il désire que ses idées écologistes s’expriment, ils souhaitent également que Ségolène Royal soient au second tour.
    
   
Les électeurs, à la marge, sont donc confrontés à un sérieux manque d’information. En effet, ne maîtrisant pas le vote de leurs concitoyens (on connaît les limites des sondages en matière d’exactitude), ils ne peuvent pas maximiser leur satisfaction à travers le vote.
   
 
En d’autres termes, le système électoral en vigueur (majorité absolue en deux tours) ne permet pas aux votants d’agir de manière parfaitement rationnelle, puisque leurs choix s’effectuent dans un contexte où ils manquent cruellement d’information.
 
urne.jpg    
  
Pour y remédier, on pourrait parfaitement imaginer que les résultats des votes soient connus tout au long de la journée électorale. Certains objecteront qu’on biaiserait ainsi les élections, mais en vertu de quoi le vote ne pourrait-il pas être stratégique ?
   
Une autre solution serait d’augmenter le nombre de tours (voir ici pour plus de précision sur différentes options) afin que les électeurs aient une possibilité d’affiner leur stratégie de vote dans le temps.
   
     

 

 

  

J’ai entendu dire que, cette année, cerains publieraient les premières estimations de résultat à partir de 18 heures (en France, la loi l'interdit avant 20 heures). Personnellement, j’attendrai donc le dernier moment pour voter... stratégique !

       

 

Par Ego - Publié dans : Présidentielles 2007 - Communauté : Economie & Actualité
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /Avr /2007 17:18

    

  

  

Le débat qui porte sur la question de l’inné ou de l’acquis n’est pas nouveau, pas plus que son glissement de la sphère scientifique vers le domaine politique.

Cependant, lorsque M. Nicolas Sarkozy prétend que l’on naîtrait pédophile (voir ici), il exprime un avis qui mérite quelques précisions :
 
 
 
  
- Soit il se place en expert scientifique de la question et il serait alors intéressant qu’il puisse faire la démonstration de son propos afin de le justifier. Néanmoins, dans ce cas, on ne peut pas porter de jugement moral sur lui.
  

- Soit il s’exprime uniquement en tant que candidat aux élections présidentielles. Dans ce cas, il prend la position de moraliste politique, et on peut alors s’interroger sur l’éthique du propos.

En effet, pourquoi la pédophilie serait-elle du ressort de l’inné et pas la violence en général ? Est-ce ce que pense le candidat de l’UMP ?

  
Or, jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas qu’il appartienne à la première catégorie. Il utilise donc la morale pour défendre une thèse qui se voudrait scientifique, on est à la frontière de l’eugénisme...
  
  
  
Depuis la nuit des temps, se pose la question de savoir si les comportements humains sont plutôt liés à l’acquis ou à l’inné. En d’autres termes, est-ce l’environnement qui prédispose les individus à certaines actions ou alors leur patrimoine génétique ? Et s’il s’agit de leur patrimoine génétique, ne devrait-on pas empêcher les individus déviants de se reproduire afin de préserver au mieux notre société ?
   

Avec le développement de la génétique depuis le 19ème siècle, ce débat philosophico-scientifique sert de propagande politique : c’est le principe de l’eugénisme qui peut se définir comme la volonté d’améliorer l’espèce humaine en pratiquant une sélection des individus, basée sur une opposition subjective entre caractères handicapants / caractères avantageux.

  

L’eugénisme repose en grande partie sur la théorie darwinienne selon laquelle, l'évolution des espèces proviendrait de la sélection naturelle qui, en éliminant les individus les moins adaptés à la survie, ne favoriserait que les plus aptes à la reproduction. Ajoutons à cela l’idée que, la civilisation préservant les individus les plus faibles, leur proportion aurait tendance à augmenter dans une société et on comprend mieux les fondements de l’eugénisme.

  

   

Déjà les Spartiates éliminaient les enfants mal formés afin de se "préserver de la dégénérescence".
    

Plus récemment (en 1913), le Président américain Théodore Roosevelt rêvait d'une société épurée : « Nous nous rendrons compte un jour que le devoir fondamental et incontournable du bon citoyen, du citoyen de bonne souche, consiste à transmettre son sang à sa descendance ; nous devons également comprendre que rien ne nous autorise à permettre à des citoyens de mauvaise souche de se reproduire... Mon souhait le plus vif serait que les individus malsains puissent être totalement empêchés de se reproduire... et donner la priorité à la reproduction des personnes convenables... » (Cité par Jeremy Rifkin dans Le siècle biotech, Ed. de la découverte, 1998).

Cette théorie partagée par les Nazis est encore en vigueur aujourd’hui dans certains pays sous le nom de programmes de stérilisations contraintes, dont les Etats-Unis furent les pionniers en 1900 (et qui ne prirent fin que pendant les années 1970).

   

Par exemple au Pérou, en juillet 2002, le Rapport final commandé par le ministère de la Santé montre qu'entre 1995 et 2000, 331 600 femmes ont été stérilisées, tandis que 25 590 hommes subissaient une vasectomie. Le plan, qui avait pour objectif de diminuer le nombre de naissances dans les secteurs pauvres de la société péruvienne, visait essentiellement les indigènes des zones déshéritées. Depuis le président péruvien Alberto Fujimori a été accusé de génocide et de crime contre l’humanité (source wikipedia).

  

  

  

Pourtant, depuis plusieurs années la communauté scientifique est globalement d’accord pour reconnaître que, d’une part, la complexité de la génétique empêche toute tentative de sélection des caractères handicapants ou avantageux. Notamment car un gène, apparemment handicapant, peut finalement s’avérer avantageux. Par exemple, certaines maladies génétiques sont des remparts contre d’autres maladies : c’est le cas de l’anémie falciforme qui permet à ses porteurs de résister au paludisme.

   

Et que d’autre part, rien ne prouve que l’inné puisse justifier des comportements déviants comme la criminalité ou la pédophilie par exemple. Concernant ce dernier sujet, n’en déplaise à M. Nicolas Sarkozy, de nombreuses études montrent que c’est bien l’acquis qui prévaut, puisqu’une majorité des pédophiles ont subi, eux-mêmes, des abus sexuels étant enfants.

  
   

  

Par Ego - Publié dans : Présidentielles 2007 - Communauté : Economie & Actualité
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 13:06

  

Une fois n’est pas coutume, un sujet qui n’a aucun rapport avec l’économie ou la politique !
Enfin un léger rapport tout de même puisqu’il s’agit du temps et que tout à, plus moins, rapport avec le temps

Suite à une conversation avec roro (qui se reconnaîtra !) une question s’est posée :

 
Pourquoi une journée dure-t-elle 24 heures ?
 
  

  

 

En effet, s’il nous paraît aujourd’hui à tous parfaitement logique q’une journée dure 24 heures, ne pourrait-on pas imaginer qu'elle soit découpée en 10 ou 20 périodes ? Bien sûr que si !

  

 

Depuis la nuit des temps, c’est l’alternance du jour et de la nuit qui rythme les journées et en donne une mesure.

Il semble que les Babyloniens furent les premiers à chercher à décomposer une journée en différentes périodes. Leur choix initial se porta sur 6 périodes : 3 pour la nuit et 3 pour le jour.

  Terre-Soleil-OPT.jpg  
   

Cette décomposition de la journée en 6 unités (et non pas 4, 5 ou 10) est liée, à la numérotation babylonienneune qui, elle-même, reposait sur  base 60. L’utilisation de cette base de calcul serait d’ailleurs due à la trajectoire du soleil (tout se recoupe) : quand on se place dans le référentiel terrestre, il dessine un angle de 360 degrés entre son lever et son coucher, on peut donc diviser ce cycle en 6 périodes de 60 degrés.

  

L’utilisation de la base 60 est également particulièrement pratique sur un plan astronomique et géométrique, puisque ce nombre est divisible par beaucoup d’autres (2, 3, 4, 5, 6, 12, 15…)
    

On notera d’autre part, le caractère sacré du nombre 6 qui est le premier des nombres parfaits (6 est égal à la somme de ses diviseurs). Ainsi que la cohérence du découpage de la journée babylonienne par rapport au cycle humain : on parle toujours aujourd’hui de matin, après-midi et soir.

   

CadranSolairebabylonien.JPG Par la suite pour davantage de précision, notamment en raison du développement du commerce (petit lien avec les problématiques économiques) qui imposa d’une part une mesure du temps plus précise et d’autre part une géographie fiable (rendue possible par l’astronomie indissociable du temps), ces périodes ont été divisées par 2. Ces journées de 12 unités de temps furent notamment adoptées par l’Egypte ancienne.

Finalement, pour encore plus de précision on divisa une nouvelle fois ces périodes par 2, ce qui nous donne bien 24 unités de temps dans une journée.

    
   
C’est ce même système de découpage des périodes par 60 (rappelons qu’à l’origine une journée = 6 périodes de 360 / 60) qui a été utilisé pour décomposer chaque heure, puis chaque minute.
    
    
Plus récemment, avec le développement du système décimal, le découpage du temps s’est fait en dixième, puis centième, millième, etc. de secondes (i.e. selon la base 10) pour faciliter les calculs de très haute précision.
  
     

horloge-atomique-cesium.jpg Aujourd’hui (en fait depuis 1967), on considère qu’une seconde correspond exactement à 9 192 631 770 fois l’inverse de la fréquence de vibration des photons (particule de lumière) ayant traversé un atome de césium.

    
C’est le principe de l’horloge atomique.
   
    

 
Par Ego - Publié dans : Autre - Communauté : Economie & Actualité
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 15:59
 
 
             J’ai été récemment très surpris par les résultats d’un sondage IFOP sur l’évolution de l’insécurité
et de la délinquance ces dernières années.
   
Voici, en bref, ce qu’il nous apprenait :
       

Pour 45% des Français l’insécurité s’est plutôt aggravée au cours des cinq dernières années. Pour 40% d’entre eux la situation n’a pas changée et pour 15% elle s’est plutôt améliorée.
 
Sur la même période (2002-2007), les relations entre la police et les Français se sont plutôt dégradées pour 52% des sondés, tandis qu’ils sont seulement 16% à juger qu’elles se sont plutôt améliorées.
 
Enfin à la question « à qui faites-vous le plus confiance pour garantir la sécurité des personnes et des biens ? », les réponses se partagent ainsi :
 
N. Sarkozy : 43 %
S. Royal : 15 %
F. Bayrou : 14 %
J-M. Le Pen : 8 %
 
 
 
Les impressions à l’épreuve des faits :
    
 
Le dernier bulletin de l’Observatoire National de la Délinquance (version complète ici) nous apprend que :
 
- Par rapport à 2005, le nombre d’atteintes aux biens enregistrées en 2006 est en baisse de 3,8% (soit - 99 474 faits constatés), les atteintes volontaires à l’intégrité physique sont en hausse de 5,6% (soit + 22 833 faits constatés) et les escroqueries et infractions économiques et financières augmentent de 4,8% (soit + 15 384 faits constatés).
 
- Après des hausses annuelles de 3,8% en 2000 et de 8,6% en 2001, plus de 3 millions de faits d’atteintes aux biens avaient été constatés en 2001 puis en 2002. Depuis 2003, ce nombre est en baisse régulière : en 4 ans, il a diminué de 17,2% ce qui correspond à près de 525 000 faits constatés de moins.
 
- Depuis 1996, le nombre de faits constatés d’atteintes volontaires à l’intégrité physique augmente chaque année. Il est passé de 228 000 en 1996 à 381 000 en 2002, soit + 67% en 10 ans. Il s’est stabilisé à environ 390 000 faits constatés en 2003 et 2004 avant de connaître deux augmentations annuelles d’au moins 5% en 2005 et 2006.
 
- Les escroqueries et infractions économiques et financières ont connu une très forte hausse en 2000 (+ 19,1%). En 2001, plus de 366 000 de ces infractions avaient été enregistrées. Ce nombre s’était alors inscrit en baisse continue jusqu’en 2005, où il se situait à moins de 319 000, soit - 13% en 4 ans. En 2006, les faits constatés sont de nouveau en hausse.
 
Enfin, le nombre de plaintes déposées à la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a grimpé de 30% en 2006.
 
Attention toutefois à une mauvaise interprétation de ce dernier chiffre puisque la CNDS n’a été créée qu’en 2000 (son activité a véritablement commencé en janvier 2001) et il est donc probable qu’au fur et à mesure que sa notoriété augmente, le nombre de plaintes qui lui sont déposées augmente également.
 
 
 
Politique de M. Nicolas Sarkozy et perception des Français
 
 
Ces chiffres officiels nous montrent que dans le meilleur des cas, la politique du ministère de l’intérieur ces dernières années a été peu efficace puisque si les atteintes aux biens ont diminué, les atteintes aux personnes (sensiblement plus graves et plus traumatisantes) ont, quant à elles, beaucoup augmenté. Et c’est également le cas pour les infractions et escroqueries économiques et financières.
 
Pourtant, malgré ses résultats, les Français font bien plus confiance à l’ancien ministre de l’intérieur qu’à n’importe quel autre candidat pour résoudre ces problèmes d’insécurité. Comment l’expliquer ?
 
Sans doute considèrent-ils que sans M. Sarkozy sur cette période, la situation aurait été largement pire et qu’aucune politique alternative n’aurait pu donner de meilleurs résultats. En d’autres termes, les politiques sont relativement impuissants face à une délinquance qui ne peut qu’augmenter. Ne pouvant l’empêcher, il faudrait donc choisir le candidat le plus à même de limiter cette augmentation.
 
Cette théorie est intéressante mais sur quoi se base-t-elle ? Difficile à dire !
 
D'autant que beaucoup d’études empiriques montrent le contraire. Rudolf Giuliani a par exemple prouvé qu’il était possible de fortement faire baisser le niveau de délinquance (en utilisant des méthodes controversées) à New York  dont il fut maire entre 1994 et 2001. 
 
  
 
 
A travers cet exemple de la délinquance nous avons mis en relief un phénomène plus général et peut-être plus inquiétant : le manque de culture du résultat que l'on remarque chez les Français. Non pas parce qu'ils ont la mémoire qui flanche mais plutôt parce que, pour eux, la politique est globalement impuissante face à leurs problématiques communes .
 
Or, on se trouve ainsi enfermé dans un véritable cercle vicieux : puisque peu d'exigence pèse sur les hommes et femmes au pouvoir, ils ne se sentent pas contraints de faire leurs preuves pour durer. Ceci explique probablement, par ailleurs, le très faible taux de renouvellement des classes politiques en France.
 
 
 
Aussi, pour obtenir des résultats, est-il indispensable que nous en exigions !
 
  
Par Ego - Publié dans : Présidentielles 2007
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 17:36
         
"Politicians like to tell people what they want to hear - and what they want to hear is what won't happen (*)."
    
(Paul A. Samuelson, né en 1915).
        
    
       
Cette citation (qui n'a pas de source précise) n'est-elle pas d'une parfaite actualité ?
        
      
    
   
* "Les politiciens aiment dire aux gens ce qu'ils veulent entendre - et ce qu'ils veulent entendre est ce qui n'arrivera pas."
    
   
Par Ego - Publié dans : Citations
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /Mars /2007 14:58
      

   
La collection printemps-été 2007 sera tricolore
Quant au tube de l’été, ne cherchez- plus il s’agit de la Marseillaise
      

Les polémiques actuelles sur l’identité française me paraissent assez futiles, car personne ne pose la question suivante :

Doit-on respecter les valeurs françaises pour vivre en France ?

       
   
         
        
 

Pour répondre à cette question, il faut d’abord savoir s’il existe des valeurs françaises. C'est-à-dire des valeurs qui seraient communes à tous les français.
     

C’est possible, mais je crois qu’il s’agit d’un présupposé et non pas d’un fait indiscutable.

       

Néanmoins, pour pouvoir répondre à notre question, posons cette hypothèse : tous les Français sont unis par des  valeurs communes.

   

    
 
Faut-il imposer aux immigrés d’adopter les valeurs françaises ?
  

Ce que j’ai toujours aimé en économie c’est que l’homo economicus, n’a ni identité, ni sexe, ni valeur. Il a des préférences (travail ou loisir, consommation ou épargne, bien A ou bien B, etc.) et ça suffit ! 

       

On ne peut pas demander à un immigré de vivre selon un certain modèle (en l’occurrence celui du « Français de souche » parce que la liberté est un droit de chacun sur le territoire français.

     

Et contrairement à ce que certains diront, la liberté n’est pas du domaine de la valeur mais de celui de la loi.

        

Et c’est ici qu’est fait un amalgame déplorable : j’ai le droit de ne pas parler le Français, de ne pas aimer le drapeau français, également celui de ne pas chanter la Marseillaise, par contre il m’est interdit de transgresser les codes civil et pénal.

      

L’unique devoir que l’on a, lorsqu’on vit sur le territoire français, devoir qui concerne chacun y compris les non immigrés, est de respecter la loi.

      
    

Or, il y a malhonnêteté lorsqu’un candidat utilise des symboles du domaine de la loi pour stigmatiser les immigrés en faisant croire, que l’immigration est liée à la question de la valeur ou de la morale.

       

Par exemple, prenons un thème qui revient souvent, celui de la polygamie :

Elle a toujours été légalement interdite en France, nul besoin de revenir sur cette question, si ce n’est pour mieux faire respecter la loi.

 

On est bien ici dans le domaine du légal et non dans le domaine du moral, puisqu’il existe des personnes en France qui font ménage à trois, sans être inquiétées légalement : elles ne sont pas mariées et mènent donc leur vie comme bon leur semble puisqu’elles ne transgressent aucune loi.

      

On comprend donc que ce qui n’est pas puni légalement est du ressort du libre arbitre de chacun.

    

   

Un autre exemple : je peux vivre en Chine et ne pas apprendre le Chinois, si je considère que ce n’est pas nécessaire pour moi. De quel droit un gouvernement exigerait-il de moi que j’apprenne la langue nationale ?

     

   

          
        
      
   

En conclusion, même s’il existait des valeurs françaises (ce qui est fortement contestable) on peut parfaitement vivre en France, sans respecter ces valeurs.

     

La condition de résidence en France porte uniquement sur le respect des lois françaises. Et cette condition s’adresse à n’importe quelle personne habitant sur le territoire.

           
    

Méfions-nous quand un candidat utilise la morale pour justifier une mesure ou une politique ! Or, c’est exactement ce que fait Nicolas Sarkozy avec son Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale.

     

   

      
Par Ego - Publié dans : Immigration
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