Après des services que j'ai espérés bons et loyaux, je me lance dans un nouveau projet : http://impertinence-mediatique.blogspot.com/
L'économie ne sera plus le sujet central de mon propos, je me recentre sur l'actualité au sens large ! Toujours avec un regard que je souhaite décalé et impertinent !
J'espère donc vous retrouver nombreux sur http://impertinence-mediatique.blogspot.com/...

« Il faut sauver notre planète ! ». Une fois ce constat fait, reste à définir quelles mesures pourraient concrètement permettre aux hommes de ne pas sacrifier les générations futures. Parmi les solutions envisagées, l’utilisation des biocarburants semble être un excellent moyen pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre… sauf que…
Petit rappel
Les moteurs fonctionnant grâce aux carburants d’origine végétale sont aussi vieux que l’industrie automobile elle-même. Le premier moteur à explosion développé Nikolaus Otto en 1876 utilisait, en effet, déjà de l’éthanol. Cependant le pétrole devenant bon marché au cours du 20ème siècle, et surtout moins instable que l’éthanol (volatilité moindre), ce premier combustible fut rapidement abandonné. Il faudra attendre les deux chocs pétrolier de 1973 et 1979, pour que l’engouement pour les biocarburants reprenne. C’est à ce moment que des progrès techniques considérables dans le domaine, incitèrent le Brésil à se lancer dans l'aventure de l'énergie verte.
Aujourd’hui le Brésil est le leader incontesté dans cette technologie et l’essence vendue aux pompes brésiliennes contient environ 22% d’éthanol. Grâce à une implication étatique majeure, le pays contribue aujourd’hui, à lui seul, à plus de la moitié de la production mondiale de carburant au bioéthanol. Ce qui en fait un modèle pour beaucoup de pays développés, pour qui la lutte contre le réchauffement climatique est devenu une priorité.
Alors, les biocarburants : solution ultime, rien n’est moins certain !
Intéressons-nous au revers de la médaille…
Problèmes soulevésDéstabilisation des marchés agricoles
Aujourd’hui le développement de l’utilisation des biocarburants crée d’importantes tensions sur les marchés agricoles de premières nécessité. D’une part car les agriculteurs ont tendance à se détourner des cultures céréalières alimentaires pour la culture de plantes bioénergétiques, notamment en raison des importantes subventions versées par l’Etat. D’autre part car il peut y avoir concurrence des utilisations : le maïs est par exemple très utilisé pour la production d’éthanol en Amérique Latine, or dans ces mêmes pays, le maïs est également un aliment de base pour une grande partie de la population (et du bétail). Ainsi depuis quelques années, on constate une forte hausse de la demande de maïs par rapport à l’offre et le prix de la céréale augmente de manière non négligeable. J’en veux pour preuve le niveau atteint récemment par le cours du maïs sur le marché boursier de Chicago (plus haut niveau depuis dix ans).
Impacts négatifs sur l’environnement

D’une manière plus surprenante, il semble que l’utilisation des biocarburants, si elle permet effectivement de réduire l’émission de gaz à effet de serre, a des impacts plus contrastés sur l’environnement dans son ensemble.
Premièrement, au brésil toujours, les incitations à la culture de plantes bioénergétiques conduisent de nombreux agriculteurs à brûler des parties importantes de la forêt équatoriale et entraîne, de surcroit, une augmentation considérable de l’utilisation d’engrais fertilisants qui ont de graves impacts sur l’écosystème amazonien.
Deuxièmement, la culture du maïs nécessite de grandes quantités d’eau, tout comme celle des cannes à sucre qui doivent être nettoyées avant d’être exploitables. Quand on connaît la rareté de l'eau douce au niveau mondial, il y a de quoi être inquiet !
Remarquons pour conclure que si l’on souhaitait substituer totalement les biocarburants aux énergies fossiles, nous n’aurions pas assez de notre seule Terre pour en assurer la culture.
Alors, les biocarburants : fausse bonne idée ? Pas forcément, mais sachons rester critique ! Le Brésil nous montre depuis plusieurs années que le problème est beaucoup plus complexe qu'un simple manque d'engagement de l'Etat ou qu'un usage décomplexé du lobbying par les méchantes compagnies pétrolières.
Voilà ! Nous avons un nouveau président. Je l'appelerai désormais l'Elu !
Comme certains l'auront peut-être remarqué, j'ai de moins en moins le temps de publier des articles...
Néanmoins, l'Elu ayant commencé ce quinquennat sur les chapeaux de roues, j'ai bien peur que les
gaffes ne s'enchaînent et que le retard que j'accumule ne devienne, bien
vite, insurmontable...
Que
l'Elu dorme au Fouquet's m'importe peu, qu'il parte en vacances en jet privé me laisse parfaitement
indifférent, qu'il se repose sur un magnifique yacht ne m'émeut guère. En fait je suis comme une majorité de Français : que notre
président ne soit pas monsieur Tout-le-Monde ne me surprend pas plus que cela m'indispose. Le peuple à besoin de rêver en
regardant les puissants ! N'est-ce pas, d'ailleurs, le fantasme de leur ressembler qui contient leur
révolte?
Toutefois, pouvons-nous accepter que notre actuel président profite des largesses d'un riche industriel qui réalise une part importante de ses bénéfices grâce aux marchés publics ? La question du conflit d'intérêt se pose et l'Elu s'est mis dans une situation qui devrait l'embarasser. Car on ne peut pas impunément fustiger les patrons voyous (expression que je condamne personnellement) en laissant planer un doute de corruption sur la fonction suprême.
S'il ne s'explique pas clairement sur ce point, une nouvelle ère aura vraiment
commencé. Car bien plus grave que le fait lui-même, c'est le devoir d'impartialité républicaine qui s'en verrait remis en
question...
Partout ou il y a de l'Etat et des affaires il y a risque de corruption, non pas à cause de patrons qui seraient des voyous, mais à cause de
politiques qui en sont.
Voici un peu de poésie :
- Les images sont issues d'un court métrage de Claude Lelouch daté de 1976 (joyeux anniversaire à mon frère au passage) : C'était un Rendez-vous.
- La musique est celle des Irlandais de Snow Patrol : Open Your Eyes extraite de leur dernier album Eyes Open.
Bonne promenade à travers les rues de la plus belle ville du monde...





